

André
LABARTHE
Conseiller Municipal
d'Opposition
d'Oloron Sainte Marie
Centriste
La ville d'Oloron Sainte Marie veut-elle un Pôle de santé ?
Il y a un an la Polyclinique d’Oloron Sainte Marie affichait au grand jour ses difficultés. L’ombre de la fermeture qui planait sur cet établissement et
la maternité avait suscité de grandes inquiétudes auprès du personnel et de l’opinion publique haut béarnaise. La reprise de cette structure par le groupe KAPA Santé semble, pour le moment, avoir
résolu en partie le problème. Aujourd’hui c’est au tour de l’hôpital de notre ville de faire face à la tourmente provoquée par la réforme de l’état qui secoue un à un les services publics de
proximité de notre territoire depuis quasiment vingt ans.
Les menaces qui se profilent pour l’avenir des centres de soins de proximité dont celui d’Oloron Sainte Marie sont bien réelles. La réforme hospitalière qui
préconise la création de Communautés Hospitalières de Territoires « CHT » pourrait avoir des répercussions importantes pour le devenir de notre Hôpital. Dans ce cas de figure, les
hôpitaux seraient incités financièrement à mutualiser leurs moyens et les hôpitaux locaux pourraient ainsi renoncer, au profit d’un grand hôpital, à faire de la chirurgie et de l'obstétrique et
se spécialiser dans les filières de la gériatrie, gérontologie, handicap et médico-social.
Le Haut Béarn et la Soule ne peuvent se permettre de perdre leurs unités de soins de proximité. Ces vastes territoires ruraux et montagnards, déjà largement
pénalisés par l’absence de voie rapide pour relier Pau, se retrouverait complètement isolés et sans proximité de soins de qualité. Dans cette circonstance, seule la création d’un pôle de santé
Haut Béarn - Soule pourrait permettre de conserver le plateau technique à Oloron Sainte Marie.
Mais il y a-t-il une réelle ambition pour faire aboutir ce projet ?
Les idées préconçues, voire idéologiques, de certains élus ne sont-elles pas de nature à défavoriser le rapprochement des Etablissements de soins, public et
privé ?
Le pôle de santé aurait pourtant le mérite de coordonner les activités d’hospitalisation et de soins de nos deux établissements de santé, établir une
complémentarité, supprimer les doublons et générer une coopération intelligente en partageant des équipements ou même en utilisant des bâtiments communs dans certains
cas.
La grande majorité des médecins et personnels du
service
hospitalier font un travail formidable dans des conditions qui deviennent de plus en plus difficiles et à laquelle s’ajoute une lourdeur administrative importante. Ce constat vaut également pour
les médecins et le personnel du privé qui sont eux aussi des professionnels honnêtes.
Devant une situation qui devient de plus en plus délicate, il va de soi q’une implication totale des élus est nécessaire pour faciliter le rapprochement entre
l’Hôpital et la Polyclinique. Si rien n’est fait, les grands perdants seront surtout les patients.
Le 15 mai 2009
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Un Pôle santé pour le Haut Béarn et la Soule

Il y a quelques jours, le tribunal de commerce de Pau a ordonné la cession de la Polyclinique Olçomendy - Arc en Ciel
d’Oloron Sainte Marie au groupe KAPA Santé. Cette décision qui permet du même coup de maintenir la Maternité dans notre ville, a été accueillie avec un certain soulagement par le personnel de
l’établissement, mais également par l’ensemble des élus. Seule ombre au tableau, le licenciement de dix personnes et un reclassement que nous devons obligatoirement réussir. La passation de
pouvoir entre l’ancien actionnaire majoritaire (la SMAM) et le nouveau propriétaire devrait semble t-il avoir lieu très rapidement.
Cette bonne nouvelle ne doit cependant pas nous faire perdre de vue le rapport Larcher, avec ses préconisations sur les missions de l’Hôpital et les menaces qui se
profilent pour l’avenir des centres de soins de proximités. La proposition phare de cette réforme hospitalière met en exergue la création de Communautés Hospitalières de Territoires
« CHT », ce qui signifie en clair qu’un grand hôpital deviendrait le référent de plus petites structures, il centraliserait par exemple la gestion des investissements et la répartition
des médecins.
A l'échelle d'un territoire, les hôpitaux seraient incités financièrement à mutualiser leurs moyens et les hôpitaux locaux pourraient ainsi renoncer à faire de la
chirurgie et de l'obstétrique, et se spécialiser dans les filières de la gériatrie, gérontologie, handicap et médico-social.
Or, le Haut Béarn et la Soule ne peuvent se permettre de faire abstraction de leurs unités de soins de proximité. La complexité de leurs territoires ruraux de
montagne, aux accès parfois difficiles et handicapés par l’absence de voie rapide pour relier Pau, plaide largement en faveur du maintien de ses services de santé. A ce titre, l’Etat a des
devoirs vis-à-vis des populations de nos petites villes et villages, il doit leur permettre de vivre dans de bonnes conditions et d’avoir une proximité de soins de qualité égale à celle des
citadins de notre pays.
Face à cette situation particulièrement délicate, notre devoir d’élus nous impose de mettre tout en œuvre pour faciliter et favoriser le rapprochement entre
l’Hôpital et la Polyclinique, cette mutation est nécessaire pour créer un pôle de santé et maintenir une offre de soins indispensable aux populations du Haut Béarn et de la
Soule.
Le 2 décembre 2008
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Quel avenir pour la Polyclinique et la Maternité
?
Déclaration d’André Labarthe à la Presse le 24 mai 2008
:
Va-t-on assister à un retour de quarante ans en arrière ?
A la fin des années soixante, le seul établissement de soin d’Oloron Sainte Marie, la clinique Laffitte, fermait ses portes laissant notre ville sans lieu de soins
approprié. A l’initiative du Dr Ebrard, alors maire d’Oloron-Sainte-Marie, le centre Hospitalier de Légugnon voyait le jour. Puis, les besoins grandissants, notamment dans les populations de nos
vallées Béarnaises et Souletines, un groupe de médecins Oloronais ont créé la polyclinique. Ces deux établissements de soins ont vu le jour à Oloron au début des années soixante- dix, laissant à
chacun la liberté de choisir son établissement qu’il soit privé ou public.
Vouloir faire croire aux Oloronais aujourd’hui qu’en fermant l’un de ces deux établissements on sauvera l’autre relève de la naïveté voire d’une vision bien étroite du problème de la santé sur
l’ensemble de nos territoires Haut Béarnais et Souletins. Il ne faut pas mentir aux populations concernées, l’enjeu est bien trop important et la menace réelle.
La réforme de la carte hospitalière laisse
présager des heures bien sombres pour l’avenir des centres de soins de proximité. La disparition de la polyclinique n’aura pour effet que d’accélérer le processus de démantèlement de l’Hôpital
d’Oloron.
La remise en question de la Polyclinique d’Oloron est une preuve supplémentaire que dorénavant, dans notre société, la seule valeur qui compte est celle de la
rentabilité. La notion de service public auquel collabore la polyclinique d’Oloron, même si c’est un établissement privé, est de nouveau mise à mal dans nos territoires ruraux. Les services de
santé en milieu rural ne peuvent répondre aux mêmes exigences de rentabilité que les établissements urbains, cependant leur maintien est vital pour que nos petites villes et campagnes ne
ressemblent pas prochainement à des déserts.
Les citoyens béarnais et souletins ne sont pas des citoyens de seconde zone. Les ruraux paient leurs impôts de la même manière que les citadins. A ce titre, l’état a des devoirs vis-à-vis des
populations rurales et doit leur permettre de vivre dans de bonnes conditions : la qualité et la proximité des soins doivent être égales dans chaque partie de notre pays.
Face à cette situation, particulièrement grave pour notre territoire, il semble urgent que le maire d’Oloron-Sainte-Marie, président de la communauté de communes du
piémont Oloronais, réunisse ces deux assemblées respectives en séance extraordinaire afin d’informer les élus et de rechercher des solutions pour maintenir la polyclinique et les emplois de ses
salariés. La raison des élus dans leur ensemble doit l’emporter et plaider en faveur du maintien de la maternité à Oloron, mais elle doit aussi œuvrer pour faciliter le rapprochement d’un
partenariat, public privé, salutaire pour l’avenir de ces deux structures de soins dont le Haut Béarn et la Soule ont tant besoin.