

André
LABARTHE
Conseiller Municipal
d'Opposition
d'Oloron Sainte Marie
Centriste
Lors de la séance du Conseil Communautaire du Piémont Oloronais, le 5 novembre dernier, j’ai préconisé d’accélérer le pas pour que les infrastructures routières Pau-Oloron et Gabarn-Gurmençon puissent être réalisées le plus rapidement possible. Dès la fin de l’année 2010 ou début 2011, lorsque l’A65 autoroute Pau-Bordeaux sera achevée et ouverte à la circulation, nous allons subir de plein fouet tout le lot de nuisances engendrées par l’augmentation de la circulation des camions poids lourds de transit et de matières dangereuses qui vont traverser notre territoire pour se rendre en Espagne. Le flux de cette circulation parasite ira, quoi qu’on en dise, en s’amplifiant et empruntera des routes périlleuses et inadaptées pour recevoir un tel trafic.
La multiplication des accidents de camions qui se renversent sur la RN 134, le balais des camions qui traversent déjà la ville d’Oloron Sainte Marie en passant dans la proximité immédiate de l’Hôpital, de maisons de retraites, d’écoles primaires, de lycées et collèges, de centres commerciaux et sans oublier bien entendu les riverains de nos communes résidant sur ces lieux de passages, devraient me semble t-il interpeller davantage les pouvoirs publics.
Faire croire, en réponse à cette situation, que l’élargissement et l’aménagement de l’autoroute A63 en deux fois trois voies pourrait pallier ce problème en absorbant un trafic qui aurait vocation à passer par la côte, relève de la pure supercherie. Toute personne sensée sait que dans ce secteur on frise l’asphyxie et il n’est pas difficile d’imaginer et dire sans prendre trop de risques que l’A65 fera office de voie de délestage pour réguler le trafic Transpyrénéen.
Nous ne pouvons pas nous permettre de commettre les erreurs du passé !
Au début des années quatre vingt dix, nous aurions pu où plutôt nous aurions dû avoir une autoroute reliant Oloron à Pau puisque celle-ci était inscrite, le 5 novembre 1990, au schéma directeur routier national sous forme d’une autoroute concédée.
Par manque de cohésion entre élus et parfois même par manque de motivation collective, nous sommes passés à côté d’un grand projet. Certains, dont je faisais partie, plaidaient pour la complémentarité entre la route et rail, d’autres opposaient systématiquement le rail à la route ou vice versa et d’autres encore ne voyaient pas dans ce projet de voie une priorité. Résultat : 19 ans se sont écoulés et nous n’avons toujours rien alors que la situation pourrait s’avérer très rapidement critique.
Aujourd’hui un
large consensus semble se mettre en place entre élus, mieux vaut tard que jamais, mais soyons vigilants et ne lâchons rien car nous avons le devoir de faire aboutir ces projets indispensables au
désenclavement du Haut Béarn. Il en va de la sécurité de nos concitoyens, de nos communes, mais aussi de l’avenir économique du piémont Oloronais et des vallées.
Le 8 novembre 2009
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L’Etat doit envoyer un signe fort au Haut Béarn
Le 13 novembre dernier, Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat aux
Transports a rencontré les élus du département des Pyrénées-Atlantiques et les élus des collectivités concernées par la future ligne à Grande Vitesse (LGV) Sud Europe Atlantique.
Lors de cette réunion qui s’est tenue au Parlement de Navarre à Pau, il a également été question de la liaison routière Oloron-Pau, et de l’annonce faite par l’Etat, au début de l’été, d’abandonner le projet de l’A 650. Les différents intervenants ont rappelé au Ministre que le département avait proposé de préfinancer puis de financer l’étude et aussi de préfinancer les travaux. L’Etat quant à lui s’était engagé à publier une déclaration d’utilité publique fin 2007.
A l’issue de cette visite ministérielle, le président du Conseil Général Jean Castaings a déclaré à la presse (source : La République des Pyrénées) « nous avons rendez vous dans les 15 jours avec le directeur de Cabinet de M.Bussereau pour la Pau-Oloron ». Cette réunion aurait lieu en Béarn, « à Pau ou à Oloron » et elle serait destinée à préparer une deuxième rencontre au ministère à Paris avant Noël.
Si l’Etat ne se désintéresse pas de l’avenir du Haut Béarn, il doit alors envoyer un signe fort en direction de ce territoire et organiser symboliquement cette réunion de travail dans sa capitale, Oloron-Sainte-Marie qui attend désespérément cette nouvelle voie indispensable à son désenclavement et à celui du Haut Béarn.
Quant à la RN 134 entre Oloron Sainte Marie et le tunnel du Somport, il est urgent
de sécuriser et mettre au norme cette route, au demeurant, internationale.
Le 18 novembre 2008
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Liaison routière Oloron-Pau

On ne peut plus attendre !
Après l’annonce faite par l’Etat, au début de l’été, d’abandonner le projet de
la liaison routière Oloron - Pau, on aurait pu penser que cette décision allait soulever un véritable tollé et susciter une large mobilisation pour défendre ce dossier : et bien
non !
Pour l’instant, nous assistons à quelques remous périodiques
ou déclarations de principe, mais aucune mesure et action d’envergure ne se dessinent pour défendre ce dossier. Pourtant cette voie est plus que jamais indispensable au désenclavement du haut
Béarn et de la soule. En guise de consolation, l’Etat entrevoit pour les prochaines années, quelques travaux pour améliorer la RN 134 entre Oloron et Pau.
Cette solution est inacceptable : sommes nous considérés comme des citoyens « parias » pour être traités de la sorte ?
L’Etat doit revoir sa copie et assumer pleinement ses
responsabilités. Son implication dans ce dossier est capitale ; il s’agit de réaliser une route qui s’inscrive dans la continuité du réseau routier National voire International digne de ce
nom et non de se contenter d’apposer quelques emplâtres pour essayer de sécuriser une route au demeurant, accidentogène, meurtrière, et inadaptée à notre temps. La configuration
topographique de la RN 134 entre Oloron et Pau rend complexe sa sécurisation et son élargissement. Même de longs travaux coûteux, engagés pendant plusieurs décennies, n’apporteraient pas de
résultats probants.
Pour ma part je suis convaincu, plus que jamais, de la nécessité de prolonger la liaison autoroutière Langon – Pau, par l’équivalent d’une bretelle autoroutière jusqu’à Oloron Sainte Marie. Cette nouvelle voie doit permettre une
meilleure accessibilité des territoires locaux, contribuer notamment à densifier le tissu économique du Haut Béarn, de ses vallées, et apporter des garanties à l’avenir du bassin industriel du piémont Oloronais. Mais pour y parvenir il est indispensable que les élus et les forces vives qui adhèrent à ce
projet se mobilisent. Nous devons exiger dans les plus brefs délais que l’Etat et les collectivités territoriales prennent ce dossier à bras le corps. On ne peut plus
attendre !
Le 1er octobre
2008