Partager l'article ! Les Inondations Touchent à nouveau le Haut Béarn: &nbs ...



André LABARTHE
Conseiller Municipal
d'Opposition
d'Oloron Sainte Marie
Centriste


Crue du
Vert
Déferlante à Saint Pée
Depuis quelques semaines notre département subit de plein fouet le déchaînement des éléments climatiques, tempête de vent, fortes pluies, abondantes
chutes de neige et risque d’avalanches. Dans la journée du 11 février dernier, des pluies exceptionnelles se sont abattues sur le Haut Béarn (110 mm dans les 24
heures selon Météo France) provoquant les crues de plusieurs cours d’eau. A Oloron Sainte Marie le Vert, la Mielle et L’Arriugastou sont sortis de leur lit. Il faudra attendre la décrue
dans les jours à venir pour dresser un nouveau bilan et voir si les travaux d’urgence réalisés sur le Vert et ses affluents, suite à la crue de juin 2008, ont à nouveau souffert de cette nouvelle
déferlante.
Quoi qu’il en soit, la fréquence rapprochée de ces phénomènes climatiques ne peut que nous interpeller. Le lien direct avec le réchauffement de la planète est
indéniable et il faut s’attendre dorénavant à subir de façon régulière se type de désagrément.


Voirie inondée par la Mielle
Quartier Lagravette
Il n’y a là rien de plus naturel qu’un cours d’eau occupe le temps d’une crue son lit majeur. Celui-ci n’est en fait qu’une zone d’expansion spontanée et inondable
qui contribue au stockage transitoire puis à l’évacuation des précipitations quand celles-ci sont exceptionnelles. Pour endiguer ces problèmes, il convient donc de trouver des
solutions de remplacement, les écrêteurs de crues peuvent en partie y répondre.
Préparer l’avenir implique également pour notre ville et pour le Haut Béarn, la mise en place d’une politique environnementale rigoureuse par des moyens préventifs ou curatifs. Elle passe par un entretien plus régulier des cours d’eau, une restauration adéquate des berges, une gestion des
embâcles et par un ensemble de mesure de protection de base sur tout le linéaire, tels la plantation d’arbres pour fixer les berges, la réhabilitation des haies et bocages dont on connaît le
rôle essentiel pour ralentir et absorber les eaux de ruissellements.


Montée des
eaux au pont
Noir Parcours
Santé noyé par les eaux
A elles seules, les communes auxquelles on incombe trop souvent à tort la responsabilité, ne peuvent prendre en charge le financement onéreux de ces travaux. Pour cela les pouvoirs publics
doivent apporter davantage de moyens aux villes et villages pour les aider à faire face aux précipitations atmosphériques, protéger les biens publics et privés et les
personnes.
Ceci nécessite d’engager dès à présent une réflexion et une large concertation avec l’ensemble des partenaires par bassin versant, Etat, collectivités territoriales,
Agence de l’Eau, élus des communes, riverains, profession agricole etc… et de créer le syndicat du gave d’Oloron tout en renforçant les Syndicats existants.
Le 12 février 2009