Visite de la Directrice de l'ARS à Oloron

Suite aux différentes déclarations
faites à la presse par les responsables du Centre Hospitalier, de la polyclinique et du maire d’Oloron, le Groupe des Elus Centristes au Conseil municipal d’Oloron Sainte Marie, tient à faire
connaître sa position par la voie d’André LABARTHE :
Si l’on ne peut reprocher à la direction de l’hôpital public de vouloir appliquer les directives de la réforme hospitalière, instructions qui émanent de son ministère de tutelle, il semble légitime que les élus puissent s’interroger et s’inquiéter sur les
conséquences que la réforme pourrait produire sur les territoires Haut Béarnais et Souletins.
La création d’une Communauté Hospitalière de Territoire (CHT) mérite, me semble-t-il, que l’on nous apporte quelques
éclaircissements et des assurances quant à l’avenir de nos établissements de santé locaux.
Dans le cadre de la coopération annoncée entre les Centres Hospitaliers de
Pau, Oloron et Orthez , peut-on nous certifier qu’il s’agira bien d’une coopération durable, pas simplement économique, et qu’elle assurera le maintien du service chirurgical à
Oloron ?
Présentée comme une participation renforcée, cette collaboration dite
« rassurante » ne masque-t-elle pas, sur le fond, une stratégie larvée pour diriger en douceur le plateau technique vers le
Centre Hospitalier de PAU ?
La gestion des trois Centres Hospitaliers sera–t-elle, à terme, sous la houlette de trois directeurs ou bien d’un
seul ?
Autant d’interrogations qui nous interpellent et qui mériteraient des
réponses précises de la part de Madame la Directrice de l'Agence Régionale de la Santé, lors de sa venue, le premier septembre à Oloron Sainte
Marie. Contrairement à ses dires, il y a bien un problème urgent à régler à Oloron, si nous ne voulons pas faire les frais de la réforme hospitalière.
Il aurait été par ailleurs judicieux que le maire d’Oloron Sainte Marie saisisse l’occasion de cette visite pour mettre
en place une table ronde avec l’ensemble des parties concernées et des élus de toutes tendances.
Dans ce dossier qui dépasse très largement les frontières de notre
ville, je considère que les élus de la majorité municipale devraient faire preuve d’une attitude moins partisane et plus nuancée. L’élu, à mon
sens, doit préserver avant tout son rôle de conciliateur en prenant objectivement en compte une situation délicate et en évitant d’opposer les établissements de santé de notre ville, l’un contre
l’autre.
La seule garantie qui s’offre à nous, aujourd’hui, pour conserver ces deux structures de soins et la maternité sur
notre territoire, passe par une étroite coopération entre l’hôpital et la clinique avec, à la clé, la création d’un pôle de santé et d’un plateau technique unique.
Ce territoire déjà fortement délaissé, ne peut se permettre de faire les frais d’une vision idéologique étriquée sur un
sujet aussi sérieux que la santé. Dans ce cas ne l’oublions pas, les premières victimes seront surtout les populations du Haut-Béarn et de la Soule. Cette situation s’avérerait alors
insoutenable.
Le 31 août 2010
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Un Pôle de Santé Indispensable

Selon un article publié
dans le Journal Du Dimanche le 4 juillet 2010, le grand Monopoly hospitalier commencerait. Cinquante-quatre établissements de métropole et d’outre-mer, pourraient être contraints de fermer leur
bloc opératoire d’ici à trois ans. Les décrets que le gouvernement s’apprête à publier dans les premiers jours d’août les condamnent. Pour maintenir un service de chirurgie, les hôpitaux devront
avoir totalisé une moyenne de 1.500 séjours annuels entre 2007 et 2009.
Parmi les centres hospitaliers qui seraient pointés du doigt, figureraient
deux aquitains : le CH d’Oloron Sainte Marie qui a totalisé 1 388 séjours annuels entre 2007 et 2009 et le CH Jean Leclaire de Sarlat avec 1 375 séjours pour la même période.
Il y a tout juste deux ans, la menace qui planait sur la fermeture de la Polyclinique
d’Oloron Sainte Marie et sa maternité avait suscité un grand émoi dans l’opinion publique haut béarnaise. La reprise de cette structure par le groupe KAPA Santé semble, pour l’instant, avoir
enrayé en partie le problème. Mais aujourd’hui, les vieux démons ressurgissent et c’est l’hôpital public de notre ville qui est mis sous pression par la réforme hospitalière.
Le Haut Béarn et la Soule, déjà largement dépouillés de leurs
services publics, pénalisés par l’absence de voies de communication adaptées à leur désenclavement, ne peuvent se permettre de perdre leurs unités de
soins de proximité. Les conséquences d’un tel acte s’avéreraient désastreuses pour ces vastes territoires ruraux et montagnards qui se retrouveraient alors complètement isolés. De plus, les
citoyens de ces territoires ont me semble-t-il droit aux mêmes considérations de soins que ceux des grandes villes.
Pour faire face à cette situation, nous devons impérativement œuvrer en faveur d’un rapprochement entre l’Hôpital et la polyclinique. La création d’un
pôle de santé Haut Béarn-Soule devrait permettre de conserver le plateau chirurgical à Oloron Sainte Marie et par ce fait pérenniser les deux établissements.
Nous ne pouvons plus attendre, l’enjeu est trop important et l’heure n’est plus à la réflexion mais bien à l’action. Pour cela, l’ensemble de la classe politique Haut béarnaise et Souletine doit
s’unir au-delà même des clivages politiques afin de gagner ce combat.
C’est dans cet esprit que j’en appelle au maire d’Oloron Sainte Marie, Président de la
Communauté de Communes du Piémont Oloronais, pour qu’il organise dans les plus brefs délais, une table ronde avec les responsables des deux établissements et les élus concernés.
Si nous voulons rester crédibles aux yeux de nos concitoyens, nous n’avons
que pour seul choix de réussir ce pari.
Le 6 juillet 2010
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Quel Avenir pour la Polyclinique et la Maternité
?
Déclaration d’André Labarthe à la Presse le 24 mai 2008 :
Va-t-on assister à un retour de quarante ans en arrière ?
A la fin des années soixante, le seul établissement de soin d’Oloron Sainte Marie, la clinique Laffitte, fermait ses portes laissant notre ville sans lieu de soins approprié. A l’initiative du Dr
Ebrard, alors maire d’Oloron-Sainte-Marie, le centre Hospitalier de Légugnon voyait le jour. Puis, les besoins grandissants, notamment dans les populations de nos vallées Béarnaises et
Souletines, un groupe de médecins Oloronais ont créé la polyclinique. Ces deux établissements de soins ont vu le jour à Oloron au début des années soixante- dix, laissant à chacun la liberté de
choisir son établissement qu’il soit privé ou public.
Vouloir faire croire aux Oloronais aujourd’hui
qu’en fermant l’un de ces deux établissements on sauvera l’autre relève de la naïveté voire d’une vision bien étroite du problème de la santé sur l’ensemble de nos territoires Haut Béarnais et
Souletins. Il ne faut pas mentir aux populations concernées, l’enjeu est bien trop important et la menace réelle. La réforme de la carte hospitalière laisse présager des heures bien sombres pour l’avenir des centres de soins de proximité. La
disparition de la polyclinique n’aura pour effet que d’accélérer le processus de démantèlement de l’Hôpital d’Oloron.
La remise en question de la Polyclinique d’Oloron est une
preuve supplémentaire que dorénavant, dans notre société, la seule valeur qui compte est celle de la rentabilité. La notion de service public auquel collabore la polyclinique d’Oloron, même si
c’est un établissement privé, est de nouveau mise à mal dans nos territoires ruraux. Les services de santé en milieu rural ne peuvent répondre aux mêmes exigences de rentabilité que les
établissements urbains, cependant leur maintien est vital pour que nos petites villes et campagnes ne ressemblent pas prochainement à des déserts.
Les citoyens béarnais et souletins ne sont pas des citoyens de
seconde zone. Les ruraux paient leurs impôts de la même manière que les citadins. A ce titre, l’état a des devoirs vis-à-vis des populations rurales et doit leur permettre de vivre dans de bonnes
conditions : la qualité et la proximité des soins doivent être égales dans chaque partie de notre pays.
Face à cette situation, particulièrement grave pour notre
territoire, il semble urgent que le maire d’Oloron-Sainte-Marie, président de la communauté de communes du piémont Oloronais, réunisse ces deux assemblées respectives en séance extraordinaire
afin d’informer les élus et de rechercher des solutions pour maintenir la polyclinique et les emplois de ses salariés. La raison des élus dans leur ensemble doit l’emporter et plaider en faveur
du maintien de la maternité à Oloron, mais elle doit aussi œuvrer pour faciliter le rapprochement d’un partenariat, public privé, salutaire pour l’avenir de ces deux structures de soins dont le
Haut Béarn et la Soule ont tant besoin.
Le 12 septembre
2008
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Haut Béarn : Un Territoire Délaissé ?
Depuis de nombreuses années,
Oloron Sainte Marie, son Piémont, et l’ensemble des vallées du Haut Béarn, voient disparaître un à un leurs services publics de proximité. Les fermetures de la Banque de France, du Commissariat
de Police, du Tribunal de Commerce, délocalisation des services de France Télécom et d’ EDF-GDF, fermetures des petits bureaux de Postes, fermetures d’écoles et suppressions de postes
d’enseignants, fermetures de Gendarmeries, réformes et diminutions des effectifs de l’ONF, des Douanes, le tout «couronné» par les réformes de la carte Hospitalière et du statut des sous-préfets,
toujours en point d’interrogation pour l’avenir d’ Oloron Sainte Marie.
Déjà lourdement handicapé par l’absence de voies de communication adaptées à son désenclavement, notre territoire et le bassin industriel du Piémont Oloronais ne risque t-il pas de se voir
fragiliser par ces réorganisations et suppressions de services ?
Comment ne pas penser que de telles décisions entraîneront des répercussions importantes sur le tissu économique et social local et sur les projets de développement mis en oeuvre ou à venir
dans le Haut Béarn.
Comment pourrons-nous continuer à maintenir les populations de nos villages, leur commerce, l’artisanat, l’agriculture et les diverses professions libérales, si nous continuons à supprimer les
services publics de proximité ?
Grâce à leurs présences et aux rôles sociaux qu’ils jouent sur le terrain, ces services répondent aux besoins de nos concitoyens, apportent des aides et des conseils précieux aux élus des petites
villes et villages. Leur disparition ne peut que contribuer à accroître, encore un peu plus, les difficultés des populations haut béarnaises qui en ont le plus besoin et ce ne sont certainement
pas des dispositifs aléatoires tels des points phones qui pourront les remplacer.
Face à cette situation, il va de soi que nous pouvons pas cautionner une politique qui vise à réduire voire à supprimer abusivement les services publics dans le Haut Béarn. Cette politique ne
fait en réalité qu’accentuer l’isolement et les inégalités de nos petites communes, déjà éloignées des centres urbains et qui aura pour conséquence de ruiner les efforts entrepris par les Maires
et leurs Conseils Municipaux qui œuvrent, tant bien que mal, pour conserver leur population ou revitaliser leur commune. L’exode et la concentration des populations rurales vers les centres
urbains ont déjà démontré leurs limites et leurs éventails d’échecs.
Pourquoi ne sommes-nous plus écoutés à Paris ?
Nous avons le sentiment que Le Haut Béarn fait figure aujourd’hui d’un Territoire délaissé : il convient de s’interroger sur cette situation pour comprendre comment nous en sommes arrivés
là, plutôt que multiplier les coups d’éclats, très médiatisés, qui apportent rarement des solutions durables.
Nous ne pouvons plus accepter que tous ces grands dossiers vitaux pour notre territoire restent depuis tant d’années en panne. Il faut se rendre à l’évidence, il manque à ce Territoire un leader,
un guide porteur d’une ambition et d’une vision d’ensemble pour le Haut Béarn. La ville d’Oloron Sainte Marie doit
impérativement retrouver son statut de Capitale du Haut Béarn afin d’impulser une dynamique et une unité
qui fait tant défaut à ce Territoire. Nous devons redonner confiance aux élus du Haut Béarn et engager un dialogue ferme mais constructif avec l’Etat et avec les Collectivités
Territoriales.
Il n’y a pas de fatalité en soi, rien n’est impossible, à la condition sine qua non que les élus du Haut Béarn se ressemblent au-delà des clivages politiques et affichent une réelle ambition pour
ce territoire.
Le 12 novembre 2008
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Va-t-on garder la Sous-Préfecture
:
La nomination du nouveau sous-préfet est
toujours attendue avec impatience à Oloron Sainte Marie, après avoir annoncé son arrivée prochaine, il semblerait que l’on assiste à quelques atermoiements pour combler ce poste.
Alors doit-on assimiler ce retard à quelques tracasseries ministérielles qui prépareraient une révision à la baisse du nombre
de sous-préfectures ?
Dans une interview à France-Soir, le secrétaire général de
l'Elysée Claude Guéant l'a fermement démenti, mais les syndicats de fonctionnaires ne semblent pas pour autant rassurés. Ils pointent du bout du doigt un arrêté ministériel qui est sorti cet été
au JO et qui est passé quasiment inaperçu. Celui-ci dresse la liste des postes de sous-préfet d’arrondissement susceptibles d’être occupés désormais par des conseillers d’administrations. 115 des
245 sous-préfectures seraient concernées. Le 9 septembre dernier Europe1 à publié la copie de l'arrêté ministériel du 20 mai 2008 portant sur le
statut des sous-préfets et la liste des 115 sous-préfecture concernées dont Oloron Sainte
Marie.
Le 24 septembre 2008
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Un Nouveau Sous -
Préfet pour l'Arrondissement d'Oloron
Après avoir
assisté pendant quelques mois à des atermoiements pour combler ce poste, un nouveau sous- Préfet, Philippe JAMET, vient d’être nommé à Oloron Sainte
Marie. Cette nomination, bien reçue par l’ensemble de la classe politique et de la société civile, semble pour l’instant mettre un terme à une longue période d’interrogation sur l’avenir réservé
à notre Sous-Préfecture. Cependant cette prise de fonction ne doit pas nous faire oublier l'arrêté ministériel du 20 mai 2008 portant sur le statut des Sous-préfets et publié au Journal Officiel n°0147 du 25 juin 2008. Ce
document dresse la liste des postes de Sous-Préfet d’arrondissement
susceptibles d’être occupés désormais par des conseillers d’administrations. Sur les 245 Sous-Préfectures que compte notre Pays 115 sont concernées dont Oloron Sainte Marie.
Bienvenu et sincères félicitations à Monsieur Philippe JAMET, pour son nouveau poste de Sous-Préfet d'Oloron Sainte Marie, mais restons prudents et très attentifs à la réforme Préfectorale et aux
conséquences qu'elle pourrait entraîner pour notre ville, le Haut Béarn et la Soule.
Le 31 octobre 2008